Goudron de tes larmes


 

A quoi bon éjaculer l’essence de ta lanterne sur le pavé des rues brillantes à faire oublier les étoiles ?

 

Elles dévorent le chagrin du soleil dans leurs rigoles et reflètent l’éclat immobile qui salue, chatoyant et silencieux, le désintérêt du passant.

 

Derrière ta fenêtre, dans ta main la feuille impatiente de la caresse de la plume, pour enfanter la beauté à l’encre brune, restera vierge.

 

De la traversée immobile en regards courants sur ton allée pareille à toutes, maquillée pour rien et cadencée comme pressée par la mort que chaque figure lit sur le bitume, tes joues se font goudron de tes larmes.

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