Un adieu


Plus fort que l’interdit et se voulant liberté, en paroles telles poussière de charbon, en cris du sommeil de la nuit, tombés du regard sur un improbable sourire, se disent les bavardages de souvenirs.

 

Sans bruit comme l’oubli, la certitude étouffe ce qui n’est plus réel et souffle sur le brasier d’une vérité.

 

Les larmes de l’instant sont bourgeoises tandis que le silence, se disant salvateur, n’est déjà même plus le dernier signe d’une parole à venir sinon celle de l’essentiel.

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Au chant des cigales


Cachée derrière les containers cerbères de ce qui n’est plus, tu attendais le carrosse bleu gardien de ce qui allait être en promesse éternelle.

Vers l’inconnu, comme envoûté par les sirènes de chaque été se faisant mystère des terres, l’espoir filait contre les vents pour se camoufler du soleil brûlant et ne profiter que des caresses des brises sur nos cœurs, nos regards et nos sourires envoûtés.

La poussière dansait sous nos pas silencieux et timides avant que le souhait ne soit foi. Le temps se figeait alors en lumière et en couverture de lit de terre de feuilles et d’amour.

Ici le souvenir reste un miracle. L’instant se fait mémorial. Et nous voici bravant les saisons à chanter comme ces cigales témoins de la patience à jamais rompues.

L heure entame un adieu, l’éternité rayonne sur notre bonjour.