Douce mélancolie


Au soir, tandis que mon esprit voyage en réminiscences imprécises, réapparaît une affection qui s’écoulait de la patience d’un roc enrhumé qui ne cessait de se moucher dans le brouillard.

Il semblait patient et peu gourmand de lumière. De la force de son élan, il ne restait que celle arrondie de son agacement. Répandues en siècles de terre, un jardin éclot en tapis des mêmes larmes secrètes que celles qui font le vernis des toitures et des pierres militaires.

De ces bâtisses, s’échappaient quelques douces lumières, vocabulaire de mon souvenir de ce pays de pluie à l’horizon si proche et qui semblait résigné à laisser la parole qu’aux vagues grises.

Douce mélancolie telle une caresse enfouie qui ronge et calme le temps.

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