Matinée d’un poète


Quand le matin n’est pas encore levé, que chaque bruit est retenu pour ne pas entraver les minutes qui lui restent de sommeil,

Pareils à ces instants où il fallait prendre la route tôt pour ne pas trop manquer du premier jour encore en ses rêves scintillants d’un autre soleil et d’autres senteurs et partir avant d’avoir dit au revoir en fuyant furtivement le jour qu’on ne voudrait pas décevoir,

Ou bien quand il fallait prendre le train pour traverser l’espace sur les rails du jour du retour et quitter les odeurs du buffet qu’on perçoit une dernière fois comme au premier jour, s’étonnant de n’avoir été que trop stupide pour les avoir rangées sur l’étagère des habitudes,

De cette sensation étrange d’avoir volé le matin, impression en réminiscences aujourd’hui n’ayant plus le même sens qu’hier sur tous les matins infinis, il reste le buvard du silence et ses taches d’encre du poème qu’il reste à écrire.

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