L’oubli de la vie


 

Comme chaque jour, tel celui d’hier dont on sait sans y penser qu’il est aussi pareil à demain, le soleil est déjà haut et convenable pour la saison lorsque sort le chien dans le jardin. Dans sa gueule, il ramasse une feuille qui n’a plus que la couleur de l’oubli. Subsiste l’instinct de chasse et l’orgueil ignorant de sa raison du trophée en langage grogné de rien tandis que mémère le gronde comme elle a grondé sa propre vie. Sous la lumière franche de l’été, ici où même les abeilles sont devenues silence, le chien aussi n’est plus qu’un jouet encombrant.

Une réflexion sur “L’oubli de la vie

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