Mots de silence


Les mouches jouent la musique de l’été. Une note qu’elle vole à l’air à chaque variation revenant toujours à la même note, elles offrent leur empressement sur l’heure qui s’étire sur sa chaleur.

 

La source rigole sans cesse dans le vieux tronc scié puis creusé qui n’a plus de parole. Il reçoit et rend la limpide passagère sans autre raison que celle de son éternité gravée en striures comme légende de vie oubliée.

 

La prairie s’offre au ciel tandis qu’elle offre ses espaces aux troupeaux qui tintent l’instant. Les sauterelles sautent en dehors de leur invisibilité lorsque s’éveillent quelques de mes pas craquant le soleil étalé.

 

La montagne, retient sa vague comme le chant de ce souvenir en devenir destiné à s’enfuir figé comme les rocs qui ont manqué leur chute et réussi leur regard endormi sur le monde. Mes mots de silences observent l’instant.

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