Fenêtre (poème)


L’origine est toujours opaque.
Elle est savoir en secret.

Tu t’élèves de toutes tes branches
Et tu t’appuies sur la transparence
Du regard sur le monde,
Pour finir abouti du haut de tes tiges
Qui aiment la caresse de la brise
Sans plus jamais donner de fruits.
Le feuillage se nourrit au sommet
De lumière que tu renvoies
En étincelle d’iris.

Ainsi nait l’ombre qui t’habille
Ecrasé sur la fenêtre,
Box de prévenu qui sait.

Tu as tout dit
De ce que tu as vu
Et c’est toi maintenant qui es vu.

Le monde est figé en murs et en fenêtres silencieuses
Et tu offres au jour ta vulnérabilité.
Que dit dieu en son regard de nuage scindé
Comme les battants de ta fenêtre ?

Tu finis comme lui
Vaporeux de toutes tes essences
Et ne reste que l’encre opaque
Qui sèche toujours très vite
L’ensemble de tes mots
A la lumière de ton désormais silence.

 

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