Tantale


Près de la fenêtre ronde, pour que l’or céleste puisse le remplir, tu avais déposé religieusement un grand vase bleu.

Mais les caresses de l’argent, que tu chantais en solitaire, t’engourdissaient l’esprit et l’indifférence à l’encontre de la jarre, restée sèche par cet effet, allait croissante.

Pauvre Tantale ! Loin de ta fenêtre laissée entrouverte par apathie, le vent s’est engouffré, son fouet a claqué, ton vase s’est brisé.

Abandonne les troupeaux que tu voulais surprendre. Ecoute les bergeronnettes qui ne chantent pas l’amour et ses joies uniquement pour eux. Souviens-toi de l’essentiel comme l’eau sur le népenthès.

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2 réflexions sur “Tantale

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