Deuil


Le glas fige le malheur d’une mère qui ne sait pas que la nuit ne peut emporter les souvenirs cachés sous ses perles. Comme celles vertes du saule, ces voyageuses des joues, telles celles des cieux, initialement étrangères au jardin, ne peuvent être asséchées par aucun missionnaire d’aucune heure tardive.

Semblables à l’être perdu, elles sont comme venues des vagues géantes figées, aux forces silencieuses et recouvertes de la pudeur des secrets des sources qui chatouillent inlassablement les galets trahissant leurs présences dans leurs rires éternels et arrondis. Ces perles, brutalement nées en chevauchée sage de la paix, caressent l’humilité gigantesque, ne se souciant guerre des églises aux colonnes des résonnances dénuées d’élans vertigineux, bien qu’harmonieusement calibrées par un bâtisseur oublié des croyances servies, même malgré lui, endormeur de pierres.

La noyade de l’ennui s’élève en odyssée des vapeurs à la mission nourricière pour les secrets universels dignes de toutes croyances aux préférences de l’espoir.

Sauf pour quelques fenêtres aux volets désespérés par la colère des chagrins, le soleil franc sur les voiles, flottant par l’essentiel, brillera à nouveau.

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