Cendres


Dénuée de souffle, la lune n’est que reflet de feu.

 

Elle scrute de son regard de cendre quelques nuages gris semblables à son œil comme pris de cataracte.

 

Ici, loin d’elle, les couleurs ont brûlé et les parfums l’ont rejoint comme voyage un souvenir.

 

Adieu cigale : sans être à la saison des mimosas lorsqu’ils éclatent en milliard de soleils, alors que la colline s’est fait votre ambassadrice, votre chant d’amour est devenu silence de mort, comme poussière grise de lune.

 

Les hauteurs désormais n’ont plus pour phrase que leur ponctuation noire et figée qui s’élance vers les ombres rondes de monts mystérieux bordant des mers de fusions éteintes ainsi sans plus de mots.

 

La nuit au cœur des résidus d’étincelles, tels les hommes faisant monde, nul ne peut dire de cette terre ou de la veilleuse de rêves, qui est le reflet de l’un ou de l’autre.

 

Elles se regardent avec le silence nécessaire pour entendre les souvenirs d’enfance.

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5 réflexions sur “Cendres

    • Le poème parle de Bormes les mimosas. Les incendis de cet été sur ce lieu de souvenirs d’enfance et ainsi fortement symbolique en extension par partages racontés et partages nouveaux (differement evidement) en l’amour qui nous unit Margot et moi – même, partout evidement, et en ce lieu qui s’étend ainsi des racines de ma vie jusqu’à sa cime encore grandissante, enfin j’espère….

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