Perce neige (Jean Louis Murat)


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Ce jour mon coeur se mit à saigner 

comme le lapin de garenne, 

qu’il vous fallut un jour égorger 

pour sacrifier à la haine.


Court le renard, court la fiancée, 

non nous ne vivions pas un rêve . 

Même si les frimas épargnent les blés, 

jamais ne cessera ma peine.


Notre troupeau devait donner du lait 

au goût de réglisse et d’airelle. 

Quand ce souvenir vient m’attrister, 

je pense à vous Perce-neige. 


Alors de Godivelle à Compains, 

on me jure que c’est sortilège. 

Que si Belzébuth habite mes reins, 

je peux dire adieu à Perce-neige.


Peine perdue pour aimer mon prochain, 

je ne suis plus que congère. 

Mon âme triste s’étire au loin 

comme s’étire au loin la jachère.


Rien n’est important, j’écris des chansons 

comme on purgerait des vipères. 

Au diable mes rêves de paysan, 

je ne veux plus que cesse la neige.


Si un jour béni, qu’à Dieu ne plaise, 

devait voir cesser nos misères, 

votre assomption mon adorée 

nous aura plongés en enfer.

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