Fête


Couleur liquide au goût doré et piquant de légèreté comme paradoxe de la douceur bruyante du moment sur la force silencieuse de tous tes instants, rêves effilés, fumés puis crachés en souffle d’âme à compenser, sirènes remuantes hurlant sur tes mots jetés sans élan et tes sourires figés comme masque de ta vie, te voici acteur de la scène sur-jouée du théâtre du nécessaire bonheur fêté.

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Nuit


Après que l’or du jour ne fonde et coule au fond des mers, le tapis rouge des rues des retours s’étale avant d’être enroulé et rangé par l’horloge qui radote en quotidien.

 

Plus tard, tandis que je veille mon sommeil décédé, la lumière invisible du lendemain étranger caresse le sourire de la nuit.

 

Les étoiles, en vies mystérieuses injuriant la mort infinie, gardent le secret de tous les soupirs d’avenir qui se font, en bel et pur abandon, la parole de leur regard de bulles de réel sur les rêves.

 

Avant que le soleil ne se lève de son drap d’horizon, le tapis blanc des rues des départs s’étale avant que je n’enroule et que je ne range mon inutilité forcée pour l’horloge qui radote quand même pour tous jusque dans le néant quotidien.

Pouvoir


« … just another brick in the wall »

Etre le pouvoir serait tellement mieux que de rêver l’avoir.

La schizophrénie de la messe comme honte de la vie en écho de prière silencieuse a fait place à la protestation bruyante de la vie en cri hystérique sans écho.

D’un passé qui se chuchotait au présent comme clé d’un avenir qui par le langage n’était alors plus à craindre, nous sommes désormais dans l’amnésie pour un présent qui gronde l’avenir inconnu. Ce qui reste constant est le jugement, la condamnation de l’être qui fait pouvoir. Peu importe le sens du regard sur ce mur puisque il ne reste toujours que ce mur. Constamment, nous nous abandonnons dans notre propre leurre de liberté en ne songeant que par nos doctrines collectives, incapable d’être pour offrir à tous.

Il ne suffit pas de dire pour être. En se faisant sirène d’excuses de bon sens, on tente de s’étaler sur l’immensité qu’étire l’horizon comme le prêche qui transcende les voûtes d’un faux mystère d’écho. Le chant n’est alors qu’un pouvoir surfait qui n’a jamais de prise sur le temps à qui sait voir l’espace des flots qui se marient aux cieux qui veillent les terres que l’on sait et celles dont on rêve.

Sans prétention de prestige castratrice et sans fausse humilité à vocation de remparts, aux contraintes plus justes, en reconnaissance de nos faiblesses pour en faire une force, être le pouvoir serait tellement mieux que de l’avoir.

Monte !


Ne deviens pas ton propre menteur pour faire de toi un mentor.

 

Aucune tempête ne peut souffler l’éclat scintillant des étoiles.

 

Aucune canicule de basses terres n’évapore le trésor simple de reflets de soleil caché comme gloire d’ascension de montagne.

 

Là – haut, le cri de ton regard sur le monde n’éveillera aucun écho.

 

Le silence de ton regard qui s’écoulera sur ta joue te rappellera à la simplicité de la perle des terres secrètes mère de nuages de toutes les mers caressant les terres et qui toujours, pour toutes les mains, s’offre et s’échappe.

 

Monte !

Elan de paroles


Autant de secrets que de trésors sur le socle de gloire de la nature que sont les montagnes. Trésors simples qui s’expriment en silence de chaleur d’été ou en clapotis de pluies printanières. Secrets des vies couronnées par la haute verdure caressant les nuages naissant, le temps est venu de marcher hors – saison. Peu importe le feu des cieux comme recalé en mensonge par ses propres larmes. C’est toujours de la mort que survient la vie. Je sais sans parole possible que la mienne sera verte. De jeunesse et de peur, elle sera verte.
A vous mes aïeux, au-revoir. Je le dis sans vos certitudes qui m’ont pourtant amené à regarder l’élan des terres et que je préfère franchir pour en connaître quelques de ses secrets plutôt que de me les imaginer tous. Sans vous, jamais je n’aurai eu pareil regard. Vos paroles sont nobles. Mais aujourd’hui sans vous, sans certitude, je vais tenter de faire de vos paroles un chant. Rien de divin, juste faire votre suite. Ni de vous ni de moi il n’est d’erreur. Chacun marque son pas. Je n’oublierai rien car tout, jusque dans vos excès et même dans vos manques, tout est essentiel pour ma propre découverte qui sera un jour une parole comme la votre.

Du secret au mensonge


Le soleil d’orage est semblable au regard d’aveugle. Ne reste qu’un reflet de bulles qui encadre et nourrit les flots des rigoles qui s’étirent sans rien tirer d’aucune rue aux maisons alors silencieuses.

 

Les secrets des larmes de chacun cachés derrière chaque fenêtre comme trésors et hontes à la fois se traduisent sur les différences de tous en masque des nôtres et en modèle des excès du ciel s’effondrant (inutile comme tout excès, ignorance et mépris) sur la terre.

 

Justification en hiérarchie normalisatrice et en silence de nos propres mensonges, d’une grande violence en signature de vulgarité et s’étalant en artifice de force de gouaille, notre identité injurie toute humanité pour n’en faire qu’un outil servant notre excès d’orgueil.