Mystère de retrouvailles


A nous

Autant de vagues que de mots que nous avons eu s’échouent sur la plage. Nous voici dans le mystère de l’aube de nos retrouvailles.

 

Comme il suffit d’entendre une seule fois le chant qui se donne au sable pour ne jamais l’oublier, nos paroles jusqu’aux dernières résonnent sans aucun adieu que l’on ait su et restent alors suspendues à la peur de la potence du silence et ainsi de dire à nouveau.

 

Cher Xavier, dix-sept ans s’éteignent.

 

Filet de vent qui enroule les phrases et finit par moudre les mots, loin des flots qu’on se raconte, la poésie à la lumiere de notre renouveau nous lie toujours par son moulin de langage.

 

Cygne dans la lucarne de la mémoire, fantômes et lumière lointaine en angle improbable pour nos terres de toute façon à jamais perdues, de tous les sens qui s’entremêlent le sens d’hier sur aujourd’hui se poursuit dans le sourire qui espère et s’imprime sur demain. On continue de raconter, de se raconter. Il n’y a pas de crépuscule.

 

L’absence n’a jamais fait cesser la ronde du moulin et il reste toujours et encore les tourbillons de vents venus d’ailleurs qui nous ramènent tous dans le courant d’air du triomphe de nos retrouvailles qui s’étirent, se fichant du temps, comme le vent qui caressent nos vagues.

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Une réflexion sur “Mystère de retrouvailles

  1. Un beau témoignage. La mémoire n est pas seule à résister au temps. Sa marionnette du réel est transportée par elle a travers bien des marées

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