L’instant néant


Dans l’ombre du lendemain des océans des plus lointains, prête à être exécutée, s’élèvent et s’accrochent aux branches frémissantes de novembre les âmes errantes des terres fumantes comme sueur des enfers.

 

Quelle injure silencieuse sera la blessure entre fantômes étalés, lovés comme dans un ressac amoureux de la veille qui s’offrait la douceur des rêves en échange du mensonge de l’éternité, et la timidité froide et larmoyante de l’aube qui prend le temps en offrant le mensonge de la raison au travers de la saison ?

 

D’hier et d’aujourd’hui : nœud étiré qui claque dans l’inconnu, la lumière, comme la fin d’une caresse, est évidence crépusculaire.

 

Comme l’amour, la mort, furtive vérité toujours changeante et secrète, qui brise l’ennui pour coucher le souci, vénérée, il est toujours trop tard lorsqu’elle épouse l’espérance qui meurt sur les falaises de l’avenir et qui la renvoie, inutile, dans l’instant vide.

 

Savoir amène à croire. Il n’est pas de présent.

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