Silence des étoiles


Toi, si loin, désormais contrainte à la même langueur de patience qui s’écrase ici, j’imagine le soleil, là – bas, s’étaler et s’endormir sur ton visage.

Tu es comme cette caresse du jour sur les promesses des blés : tu es le phare du bonheur.

Avec la force de ton regard vers les cieux flamboyants faisant d’ici l’ailleurs tant recherché, faisant des étendues communes notre paradis exalté.

Chant des couleurs tu fais blêmir la torpeur de la nuit. Même loin, même endormies, tu persistes en apaisement des rêves. J’imagine la lune jalouse de ton sourire. Sa pâleur, semblable à notre solitude partagée, nous lie par nos regards mariés qui la scrutent avec leurs espérances communes.

Le frisson des heures d’un monde alors endormi ne peut que me parler de ton éclat et étale mes souvenirs en ton sein.

Nos songes nous unissent. Notre amour les nourrit comme terre et soleil font vie des étendues ondulées, socle d’horizon inconnu des temps et des échos des regards épris.

Aucun choix pour aucun renoncement et l’allégresse née de nous. Elle se reflète dans les pépites de la nuit que l’aube réchauffera sans jamais nous brûler et nous illuminera sans jamais les aveugler.

Que prédit le silence des étoiles sinon l’aube en renaissance éternelle ?

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2 réflexions sur “Silence des étoiles

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