Brouillard de lucarne


Pareille aux prédictions des pluies, la faiblesse transparente et nécessaire des pierres taillées voulues infranchissables se fait opaque et sans surprise quand l’hiver, que les hirondelles frileuses désertent, rencontre le réconfort des sédentaires fatigués de leur propre néant.

Me voici prisonnier de mon souffle qui tisse lui aussi le rideau de l’auréole vitrée et qui fait mystérieuses les ombres des passants tandis que le secret, comme le silence, s’empare du jardin sans même y toucher.

A cet instant, le savoir n’est que vapeur. Par ce qui ressemble à une caresse, je tente alors de façonner l’eau. Mais, entre espoir solitaire et fugace et désillusions figées et à venir, le brouillard de ma lucarne finit toujours par s’écouler comme les larmes trop longtemps retenues avant que je n’envisage la poignée capable, à ma volonté retournée, d’aspirer et d’assécher le trouble et ses diamants froids de chaleur semblant hésiter comme un timide mourant de réminiscences et se tarissant ainsi dévastés dans l’oubli imposé.

 

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2 réflexions sur “Brouillard de lucarne

  1. Pingback: La Lucarne et le Brouillard. | Ailleurs si j'y suis

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