Retour à Sannois


En revenant dans ce chez moi de mon enfance

(Qui a écrasé en son temps la dernière ferme

Et d’autres enfances), en ouvrant le volet

Comme on ouvre ses paupières,

Entre le béton des tours aux sursis rénovés,

Apparaît la colline, avec ses éternelles

Larmes hautes et touffues d’interminables hivers,

Soumise à la patience en gardienne du moulin :

Nécessaire obsolète qui semble rester le seul

A croire qu’il domine toujours le temps étalé

Sur les rivalités des vitres de la ville.

Publicités

4 réflexions sur “Retour à Sannois

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s